La Tête De L'emploi Film

La Tête De L'emploi Film


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David Foenkinos - La tête de l'emploi – J'ai lu (13,50 € - 286 pages)Le titre « La tête de l'emploi » interpelle, il laisse deviner des complications professionnelles pour le héros, et touche à un sujet d'actualité épineux.Si certains accordent du crédit à l'horoscope, David Foenkinos reste attaché à certains prénoms. Mais qui est ce narrateur qui devient le roi de « la plantade » , des déboires en cascades? Un certain Bernard, la cinquantaine marié à une Nathalie ( et on pense à la femme irrésistible de la délicatesse), occasion de nous démontrer que le prénom peut déterminer un destin. Que peut-il conférer pour l'auteur?Pas facile de s'appeler Bernard comme Madoff, pour un banquier, car on risque d'être pris pour un escroc. Bernard, un prénom loin d'être « un prénom gagnant », à la « dimension sournoise » avec lequel il n'allait pas « révolutionner l'humanité ».Le roman s'ouvre sur une question existentielle, le protagoniste s'interrogeant sur sa présence sur terre. Était-il désiré ou non? Pourquoi est-il enfant unique?On entre vite en empathie avec ce « Tanguy » d'un nouvel ordre, qui se sentait devenir « un homme sans traces » à vivre avec ses parents, de véritables « talibans de l'exactitude » et « patinophiles ».(1) Pour eux, Bernard redevient l'adolescent à qui il faut rappeler de se « brosser les dents ». Ce qui explique qu'il se sente infériorisé par leur jugement. Attitude rappelant cette réflexion de Kahlil Gibran sur les enfants: « Bien qu'ils vivent avec vous, ils ne vous appartiennent pas ».Bernard brosse son autoportrait sans complaisance, décrit ses début dans les « années fric » et nous confie ce maelström intérieur qui le ronge, un vrai « chaos ».Au travers du protagoniste, David Foenkinos radiographie le monde du travail, les compressions du personnel, les restructurations et souligne le malaise croissant dû à une déshumanisation des services, le harcèlement moral conduisant au burn out. On se demande alors en quoi « Les prochains mois allaient bouleverser » sa vie, comme le narrateur nous l'annonce. Il vit très mal le départ de sa fille, Alice, à l'étranger.En revisitant son enfance, Bernard croque le portrait de ses parents, nous contant leur rencontre, ce qui met en évidence sa carence affective. Il revient sur la sienne, évoquant ce fameux «  baiser référence », qui rappelle celui de la délicatesse.Mais son couple se délite et c'est d'abord à l'hôtel qu 'il va trouver refuge. Cette « turbulence passagère », cette «  séparation temporaire » ne seraient-elles pas la chronique annoncée d'une rupture définitive? Bernard manifeste le souci de comprendre pourquoi il en est arrivé là, en analysant par le détail son comportement, ses gestes, ses formulations, se livrant à « l'autopsie de son échec ». Quant à ses amis, il fait l'amère constatation qu'ils n'en sont pas, juste « des amitiés de confort ».Cet homme à la dérive a quelque chose de pathétique qui suscite la compassion. le malheur appellerait-il le malheur? N'aurait-il pas droit au bonheur?Ce roman en trois actes se lit comme une pièce de théâtre. On imagine aisément Bernard, écoutant aux portes la conversation de ses parents ou celle d'Alice.Des scènes cocasses ponctuent le récit, telles que les chutes. Notre M. Catastrophe manquerait-il d'équilibre? Son face à face dans le miroir. Ou encore Alice, escortée par ses grands parents quand elle se rend aux toilettes. Skype qui confond le père, reclus « dans le mausolée » de sa jeunesse alors qu'il prétendait être à Poitiers. On visualise ce père caricaturé en « intrépide chasseurs d'images » , scotché à sa télé.Les divers rebondissements ( la confession de Martine à son fils, le repas dans le restaurant indien ) donnent du rythme, ainsi que l'irruption inopinée d'un des protagonistes au mauvais moment: « un invité en forme de projectile ». Sans compter les pulsions de rage , d'humiliation de Bernard. C'est aussi le choc pour le père quand il découvre dans la quincaillerie où son fils Bernard travaille « l'adjonction d'un rayon érotique », ce qui fit sombrer le repas « dans un naufrage ».Les caprices du destin ( qui «  s'acharne ») ne cesseront de contrarier les protagonistes ( Bernard passant la nuit sur le trottoir , anesthésié par sa découverte.) Attendrissant le duo mère /fils qui veut à tout prix recaser son fils, lui donne des leçons de séduction et qui voit en lui « un trésor d'humanité ». Émouvant d'être témoin de leurs câlinades. Une pléthore d'adjectifs émaillent le roman, traduisant les états d'âme des protagonistes qui sont tour à tour: figés, fragiles, tétanisés, pathétiques, lucide, pestiféré, gentil, serviable, inquiet, insaisissable, intrigués, consternés, tétanisés, flottants, fébriles, désarçonnés, déstabilisés, silencieux. Dans ce roman David Foenkinos tisse ensemble les thèmes qui jalonnent son oeuvre:la lassitude , l'érosion du couple, l'amour et le désamour,l'adultère, la séparation, la solitude, les relations parents / enfants, parfois conflictuelles, et le fossé générationnel. S'y greffent la perte de son emploi , le parcours du combattant pour en décrocher un autre à 50 ans et les dégâts collatéraux pour l'entourage. L'auteur nous touche dans sa propension à s'insérer dans la peau et surtout dans la tête de ses personnages en manque de reconnaissance , d'amour ou « répudié » comme Sylvie.L'auteur sait nous tenir en haleine ( La surprise de Sylvie), relancer le suspense: « Ce n'était que le début ». Il renoue avec cette alchimie du grave et du léger, du drame et de l'espérance. On guette le moment où Bernard, un anti héros de la trempe de Markus ( in La délicatesse) nous confiera: « Je vais mieux ». (2) Sa fille Alice, « divine d'enthousiasme » ne lui a-t-elle pas appris à positiver?L'éclat de rire de Bernard qui clôt le roman serait-il le signe de sa résilience réussie?Le plus, la cerise sur le gâteau pour les aficionados , c'est le côté ludique à débusquer les mots fétiches dont David Foenkinos a truffé son roman ( cheveux, cravate,suisse, polonais, abricot, la langue allemande : « langue érotique » se plaît à rappeler l'auteur). le sceau de l'auteur , ce sont aussi les notes de bas de pages : « Ma vie quotidienne est une analyse »; les formules insolites: « ma carrière se retrouvait sur le paillasson de mon ambition », « une potion de cyclothmie », « cicatriser par le silence », « Je suis entré dans sa vie par la chute » , drôles : « l'énergie du désespoir », « Nous eûmes le vin tragique », « un voile de politesse », «Elle l'aimait comme elle ne m'aimait pas », délicieuses : « Il est plus facile de désapprendre que d'apprendre. », qu'on aime retweeter : « Partager une convivialité liquide ». En nous relatant les tribulations d'un loser attachant,cet humilié affectif, « irradiant de normalité », sur fond de crise financière, David Foenkinos signe un roman, divertissant, ancré dans le réel, plein d'esprit , irrigué d' humour. Ce mélange de situations farcesques et de dialogues savoureux forme un cocktail digne d'un vaudeville de Wodehouse. Si Bernard pense que « Nous ne serons jamais rassasiés en amour », les livres de l'auteur nous mettront toujours en appétit.« Foenkinos » reste synonyme de délicatesse, et de fantaisie.(1): « Obsédés par les patins », ils font « une utilisation abusive des patins »(2): Titre du roman précédent de David Foenkinos. ( Gallimard)

Les Têtes de l'emploi — Wikipédia

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Les têtes de l'emploi de Alexandre Charlot (2016

Synopsis et détails En pleine canicule, dans la chambre de leur hôpital gériatrique, Isabelle et Gisèle, 82 et 95 ans, se livrent à une sournoise bataille de séduction pour être celle qui figurera.... Stéphane est un spécialiste de la radiation des demandeurs d'emplois, Cathy est une standardiste systématiquement insultée et Thierry est un conseiller d'orientation enthousiaste qui croit en la mission du service public de l'emploi. Un jour, ils apprennent la fermeture de leur agence et leur licenciement futur.. Les têtes de l'emploi de Alexandre Charlot avec Franck Dubosc, Elsa Zylberstein, François-Xavier Demaison... Stéphane, personnage rigide, Cathy, mère divorcée... . Film de Wilfried Méance avec Pablo Pauly, Philippe du Janerand : toutes les infos essentielles, la critique Télérama, la bande annonce, les diffusions TV et les replay. La Tête de l'emploi de

La Tête de l'emploi (2015), un film de | Premiere.fr

La Tête de l'emploi, un film de | Synopsis : avec Pablo Pauly,Philippe du Janerand. "Les têtes de l'emploi" n'est pas une grande réussite seulement, c'est un petit film sympathique avec des personnages attachants et bien développés, mais il manque un peu d'humour, car ce n'est jamais drôle au mieux ça fait sourire ainsi que de la diversité au niveau des scènes, car les situations sont toujours les mêmes donc ça tourne souvent en rond.. Extrait du documentaire "la tête de l'emploi" diffusé en avant première le 25 juin à AUXERREXPO.