Lettre D Un Poilu à Sa Femme

Lettre D Un Poilu à Sa Femme


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Deux lettres, extraits du livre-témoignage "Lettres d'un Poilu" pour vous permettre de le découvrir.Aux armées le 1er Février 1918Chers ParentsEtant de garde au poste de poliçe je prends un momment pour vous dire que la santé est toujours très bonne. Ce matin comme je devais être de garde je me suis levé à huit heures j'ai fait bouillir un litre de lait et je me suis installé à déjeuner avec un copin ; nous avons partagé 1/2 boule de pain et nous avons fait un copieux casse-croûte. Voyez d'ici la belle vie ? mais cà ne durera pas. Vous me ferez savoir si vous avez mangé du lièvre car papa doit en avoir tué enfin si vous en avez de trop vous pourrez m'en expédier un colis. Où je suis il ne fait pas froid, ou presque rien et j'espère que chez vous il doit en être de même. J'ai reçu deux lettres qui venaient de l'ambulançe, mais pas celle où se trouvaient le mandat, tout probable qu'ils avaient dù perdre mon adresse et alors ils me l'expédié à ma compagnie.Vous direz le bonjour de ma part à Camille et vous lui ferez savoir que je n'ai encore pas changé de régiment mais tout probable qu'il n'y en aura pas pour bien longtemps ; enfin je vous le ferez savoir. J'ai vu Laurent Robin mais il n'aura pas de convalesçence à cause qu'il se trouve évaçué à l'infirmerie. Je vous assure que j'ai eu de la veine de les attraper là ou j'étais autrement je serais comme les copins qui les ont actuellement ((sans convalo))Ne voyant plus rien à vous dire pour le momment je vais terminer en vous souhaitant bonne santé et en vous embrassant de tout coeurVotre fils et frèreH Tavernier*-*-*-*-*-*Le 31 Août 1918Biens Chers ParentsJe viens vous faire savoir de mes nouvelles qui sont très bonnes pour le momment et je désire de grand coeur que vous soyez tous de même. Je n'ai encore rien reçu de vous mais je crois en reçevoir sous peu, car vous devez avoir reçu mes lettres du 1er et 13 Août et lorsque je les aurai reçues je vous le ferez savoir en tous cas je trouve le temps long de ne pas savoir l'état de votre santé.Je vais vous renouveller comme sur les autres lettres de ne pas oublier de m'envoyer le plus de colis que vous pourrez et dans lequel vous mettrez des farines, fécules, lard, fèves pelées et en un mot ce qui soit consistant pour ma santé ainsi que du chocolat, riz, tabac et aussi des effets d'hiver car il commençe à ne pas faire chaud.Si vous pouvez aussi m'expédier des figues et prunes sêches cela me fera bien plaisir car quelques friandises ne me feraient pas de mal ainsi que du beurre salé.J'ai écris une carte à Zélia et une à Marthe et à Madame Jouannô et j'espère qu'elles seront bien parvenues et que vous aurez eû de mes nouvelles par elles.Je vais vous dire que la prochaine carte je l'enverrais à Aliçe mais enfin vous lui dirais le bonjour de ma part en attendant.Vous pourrez donner de mes nouvelles à Georges et Maxime, puis Marçel Bellemer de qui vous me donnerez l'adresse de manière que je puisse lui écrire car on serait heureux comme cousin de savoir la santé car après l'on sera heureux de se retrouverVous pourrez aussi me donnez des détails sur votre récolte en vin car je crois qu'elle doit ètre bonneMaintenant je vais terminer en vous priant de bien embrasser ma bonne grand-mère, à qui je compte pour vous aider à me donner des figues sèches, des confitures et des hariçots blancs, Mme Jouannô, au Peuil, Chez Cazaubon, et chez ma soeur Marthe qui doit vivre dans son ménage puis en un mot ceux que je connais.Je vais vous embrasser du fond du coeur ainsi qu'à ma petite ZéliaVotre fils pour la vieHenri Tavernier n° 858IIè Komp Franzosen Kommando XXVStammlager Stendal Allemagne© Véronique AUDELON - Tous droits réservés

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Lettre d'un Poilu à sa femme - Des Lettres Cette lettre de Gustave Berthier, poilu, raconte Noël dans les tranchées et offre ainsi une voix à toutes celles qui se sont éteintes. Cette lettre de Gustave Berthier, poilu, raconte Noël dans les tranchées et offre ainsi une voix à toutes celles qui se sont éteintes.[/has_googlemeta5][has_googlemeta6]. Lettre d'un poilu à sa femme Bernard Gensane 24 novembre 2018 anecdotique, Articles, Chroniques, FRANCE, guerre, Histoire, Littérature 1 Comment « La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. . Lettre d'un poilu à sa femme: Les conditions de vie dans les tranchées. Par Luc, Alexis, Mathieu, Hugo le 03 mars 2015, 20:32 - Souvenirs du soldat Pique - Lien permanent. Ma chérie, Je suis actuellement à Verdun, au front. Les conditions de vie sont exécrables. Laisse-moi te raconter tout cela : La vie dans les tranchées est très dure à cause des rats, des maladies comme la

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Lettre d'un poilu à sa femme : « La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. » Le 30 mai 1917. Léonie chérie. J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de. Lettre d'un poilu à sa femme : "La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer." Le 30 mai 1917 " Léonie chérie. J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur. Texte paru sur Internet : Lettre d'un poilu à sa femme : "La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer." Publié le 14 novembre 2018 (5826 lectures) Le 30 mai 1917. Léonie chérie . J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce . l'essentiel Manon Hoarau, une médiatrice culturelle, a retrouvé l'année dernière dans une malle les lettres d'un poilu toulousain à sa femme. Son documentaire est à voir aujourd'hui à

Lettre d'un poilu à sa femme | Le Club de Mediapart

Lettre d'un poilu à sa femme J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui. Dans la lettre que j'ai écrite à maman, je lui disais tout notre bonheur à nous retrouver « nous-mêmes » après s'être vus, si peu de chose… à la merci d'un morceau de métal !… Pense donc que se retrouver ainsi à la vie, c'est presque de la folie : être des heures sans entendre un sifflement d'obus au-dessus de sa tête… Pouvoir s'étendre tout son long, sur de la. Corpus de lettres de poilus (voir annexes) Alexis Berthomien a survécu à la Grande Guerre. Entre 1914 et 1918, il écrivait souvent à sa femme Maie Ro et, u'il avait épousée en juin 1914, à Témouilles, petit village de l'Aveyon, deux mois avant d'ête mo ilisé. Le 24 août 1915 Ma chère Marinou, J'ai eçu ta lette du 20 et je m'empesse d'y éponde pou te die ue je suis